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MG Consultants

Halloween : 4 phobies de manager qui donnent des sueurs froides

Le 31 octobre, on s’attend à croiser des fantômes dans les couloirs. Mais dans les entreprises les frayeurs sont plus discrètes. Elles tiennent dans un agenda trop plein, un départ en retraite que l’on n’a pas vu venir ou un mail que l’on repousse depuis trois semaines.

On les a baptisées à notre façon. Et pour chacune, nous vous donnons des pistes concrètes.

 

1. La délégophobie : le dossier qui revient hanter son propriétaire

C’est la peur de confier une tâche et de perdre le contrôle du résultat. Le manager reste derrière l’épaule, reprend le travail au passage, ou préfère tout faire lui-même « pour aller plus vite ».

Le coût est double. Le manager s’épuise, et les collaborateurs ne progressent pas faute d’autonomie.

 

 

Pour avancer :

  • Préciser le résultat attendu et l’échéance, mais laisser la méthode à la personne.
  • Fixer un point d’étape en amont, plutôt que de relancer au fil de l’eau.
  • Commencer par une tâche à faible enjeu pour prendre confiance, des deux côtés.

2. La transmissionphobie : le savoir-faire qui disparaît à minuit

Un départ en retraite, une démission, un arrêt longue durée : et soudain, des années d’expertise sortent de l’entreprise. Dans l’agriculture et l’agroalimentaire, où le savoir se construit beaucoup sur le terrain, le risque est particulièrement réel.

 

 

Pour avancer :

  • Anticiper les départs prévisibles dès 6 à 12 mois avant, pas à la dernière minute.
  • Mettre en place un binôme entre la personne qui part et celle qui reprend.
  • Documenter les pratiques clés : ce qui se fait, comment, et pourquoi.
  • Prévoir un vrai temps d’onboarding pour le successeur, au-delà de la première semaine.

3. La débordophobie : l’urgence qui ne dort jamais

La journée commence avec trois priorités et se termine sans en avoir traité une seule. Entre un appel, une question « rapide » et un mail à traiter tout de suite, les heures disparaissent sans que l’on sache vraiment où. Et le temps que l’on voulait consacrer à son équipe saute en premier.

Ce n’est pas un manque de sérieux, c’est un manque de repères. Beaucoup de managers n’ont jamais appris à organiser leur temps de travail : on s’adapte, on court, et on finit par subir son agenda plutôt que le piloter.

 

Pour avancer :

  • Noter pendant une semaine ce qu’on fait vraiment, par tranches d’une demi-heure. On est souvent surpris de l’écart avec ce qu’on pensait.
  • Distinguer l’urgent de l’important, et se demander pour chaque tâche si elle demande vraiment sa présence.
  • Bloquer des créneaux fixes pour l’équipe, et les traiter comme un rendez-vous client.
  • Prévoir de la marge dans la journée : un agenda rempli à 100 % ne laisse aucune place à l’imprévu.

4. La recadragophobie : la conversation qu’on n’ose pas ouvrir

Un retard répété, un comportement en réunion, un travail en dessous des attentes. Le manager le voit, mais temporise, par peur de la réaction ou de dégrader la relation. Le sujet finit par s’installer, et par peser sur toute l’équipe.

 

 

Pour avancer :

  • Agir vite : plus on attend, plus la conversation devient difficile.
  • Partir de faits observés et datés, pas d’impressions générales.
  • Parler du comportement, pas de la personne.
  • Laisser la personne s’exprimer, puis convenir ensemble d’une suite concrète.

Comment briser le sort ?

Ces phobies ne sont pas des défauts de caractère. Nous devenons souvent managers parce que nous étions excellents dans notre métier, sans forcément avoir été formés à encadrer. Quelques leviers qui fonctionnent :


Parler de ses peurs de manager n’a rien d’une faiblesse. C’est souvent la première étape pour les dépasser.

Joyeux Halloween, et que vos plus grandes frayeurs restent celles des bonbons dans les assiettes.